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Ce vendredi 18 mars, le Ministre bruxellois de la Transition climatique et de l’Environnement, Alain MARON, a inauguré la station d’épuration sud de Bruxelles, entièrement rénovée. Un quart des eaux usées de la Région bruxelloise sont dorénavant assainies dans cette station grâce à un nouveau procédé innovant de clarification membranaire : 226.000 m² de membranes, une des plus grandes surfaces installées en Europe, filtrent l’eau afin qu’elle soit suffisamment pure pour le nettoyage, l’arrosage ou encore être déversée dans la Senne.

Lors de cette inauguration officielle, Alain Maron, ministre bruxellois de la Transition climatique et de l’Environnement a déclaré qu’il se réjouissait que cette station ultra-performante voie le jour : « grâce à cette station exemplaire, ce ne sont plus des eaux usées mais une eau assainie qui est dorénavant déversée dans la Senne. La Senne redevient ainsi un cours d’eau vivable, que nous allons remettre à ciel ouvert à certains endroits afin de créer des ilots de fraicheur et de permettre aux Bruxellois.es de redécouvrir leur rivière ancestrale, sur les berges de laquelle la ville s’est créée ! »

Rappel historique

La station d’épuration sud de Bruxelles existe depuis 2000. En 2013 la Ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo) décidait de rénover cette station pour assainir l’eau rejetée dans la Senne. Entamés en 2015, les travaux se clôturent maintenant par la reprise totale de l’exploitation par Hydria, la société bruxelloise de gestion des eaux. Jusqu’en 2021, la station était exploitée conjointement par Hydria et par l’entreprise responsable du chantier, la société momentanée CFE – VINCI – Nizet Entreprise.

Une station exemplaire

La station d’épuration sud de Bruxelles est exemplaire sur le plan du traitement des eaux mais aussi au niveau énergétique et environnemental. Ainsi, la modernisation de la station a réduit de 30 % le volume de boues produit, c’est-à-dire les déchets issus de l’épuration. Ces boues sont aussi dorénavant transformées en énergie verte par un système de cogénération, qui assurera à terme 40 % des besoins en électricité de la station.

Le bâtiment administratif situé sur le site est le premier à Bruxelles chauffé grâce aux eaux usées des égouts qui arrivent sur le site, via la riothermie, une technologie qui récupère la chaleur résiduelle ou la fraîcheur des eaux usées afin de chauffer ou de climatiser un bâtiment et de produire de l’eau chaude.

Pour Damien De Keyser, directeur général d’Hydria : « à l’heure où l’efficience énergétique s’annonce comme une nécessité, la station d’épuration Sud relève le défi en étant autonome en chaleur, en consommation d’eau et partiellement en électricité (40 % à terme) grâce à la digestion de nos boues qui produit du biogaz qui alimente une unité de co-génération. »

Ces innovations permettent à la station d’épuration de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de plusieurs dizaines de tonnes. Grâce à son exemplarité environnementale, la station d’épuration sud s’inscrit ainsi clairement dans la volonté du gouvernement bruxellois de décarboner la Région d’ici 2050, comme le prévoit aussi le Green deal européen.

Chiffres clés

  • Capacité de traitement : 18.000m³/h en temps d’orage
  • Membranes filtrantes : 226.000 m² produisant une eau de qualité de baignade
  • Coût des travaux : 108.000.000 €
  • 17.000 tonnes de boues produites par an après transformation en énergie verte